Communiqué en course n°1
Bateau village
Bonjour à tous,

Samedi 16 septembre, 17h

La nouvelle tombe, sortie de briefing, le départ est reporté. La faute à trop de vent annoncé dans le golfe de Gascogne dans 2 jours, l’organisation préfère éviter l’hécatombe de la dernière Transgascogne, avec son lot de retournement et autre hélitreuillage. Nos skippers préférés respirent, l’importance des sollicitations familiales, amicales et officielles de l’avant départ ne leur a pas laissé beaucoup de temps pour les derniers préparatifs. En effet, peu s’attendaient à un tel engouement, et nombreux sont ceux qui avaient gardé derniers approvisionnements en frais et préparation de routes et météo pour la dernière minute.

Dimanche 17 septembre, 6h30

Faux départ, prologue remplaçant du vrai départ oblige, les skippers mal réveillés embarquent sandwich, équipiers, et maillots de bain pour une régate sous soleil et sans vent, et surtout sans enjeu. Le passage de l’écluse à la sortie du bassin des chalutiers est impressionnant, surtout pour ceux qui ne prendront pas le départ dans 2-3 jours, nous, les touristes invités à partager quelques milles. Malgré les très nombreux bateaux portant familles et supporters, malgré un soleil resplendissant, la régate tourne court, entre un départ très original (peu de bateaux sur la ligne à l’heure dite, la concentration a dû rester au ponton), un aller à la bouée de dégagement interminable faute de vent et contrarié par le courant, et une annulation pour cause de pétole risquant de contrarier l’heure prévue par la marée, ponctuelle, elle. Bain et nettoyage de la coque, retour tractés par les bateaux à moteur, dernières heures avec tous ceux qui sont venus souvent de loin pour partager ce moment qui aura finalement lieu sans eux. Merci à tous d’être venus, les skippers ont apprécié, halluciné, et tenté de profiter au maximum de vos encouragements.

Lundi 18 septembre, midi

La liste-des-choses-à-faire a réapparu, avec moins de stress et peut-être un peu plus de sérieux, les skippers étant heureux de ces heures de répit leur permettant de rattraper les lacunes entrevues hier, sur l’eau ou au niveau de ce qui manquait. Le stress revient quand l’organisation abrège l’attente en promettant un départ pour demain midi, c’est à nouveau la course !

Mardi 19 septembre, 7h30

Ca y est, on y est, le grand départ est pour dans quelques heures. En attendant c’est la tête des grands jours, fini de rigoler, trop tard pour réparer ou acheter, il faut y aller. Au revoir tout le monde, les pontons se vident, premières émotions (même si le départ est dans 5 heures et qu’on se retrouve sur l’eau dans 2). Bras levés, au revoirs, applaudissements au passage de l’écluse, goût de grand départ salé … 11h, à bord d’un bateau à moteur. Nos ministes font des ronds dans l’eau, tirent sur les bouts, impatients, anxieux, derniers coucous, sourires, photos et films avant le départ. Laurence, Ronan et Vincent (3 des bateaux soutenus par notre bord) nous font le plaisir de parader, harnachés dans leurs tenues de marin au long cours, sourires jusqu’aux oreilles.
12h30, on est dans l’alignement de la ligne de départ, la flotte au complet est prête à border les voiles, franchir cette ligne, enfin attaquer, lâcher la pression, s’arracher de cette flotte impressionnante dans un vent soutenu. 5, 4, 3, 2, 1, corne de brume, départ, premières options, premiers cris des supporters, recherche de nos ministes dans la cohue, premiers sifflets entre les bateaux qui croisent parfois à quelques centimètres, c’est chaud, très chaud, et dire qu’ils sont partis pour 2 mois … Pour le moment, on dirait plutôt pour 2h … Ca bataille ferme, 2 options se dessinent, opposées sur le plan d’eau, pour atteindre la bouée de dégagement où nous allons stationner pour compter les points et assister au spectacle. Nos ministes passent, plus ou moins bien placés, mais sans casse or la route est longue. Envois des spis ou gennaker selon sa religion, direction Oléron, la flotte s’étire déjà. On passe à proximité de nos skippers, un dernier geste, signe de la main, cri d’encouragement, petite larme pour certain(e)s, aux revoirs, à bientôt … Profitez bien, vivez votre rêve à fond, on va vous suivre, sur le web, une pensée en s’endormant le soir, ou en se levant le matin … Bonne nuit ? Classement ? Nouvelles informations ? 1 bonne semaine d’attente, en attendant Funchal et les premiers résultats, récits, émotions à partager !

Bon vent à tous

Nath

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