Transgascogne 2007 - 2ème étape
Charlie et lolo

Tout a une fin !

Les derniers tapas et sangria de la veille au soir déjà oubliés, le départ a lieu dans un temps estival. Départ moyen, mais rien de tel que quelques longueurs de retard pour observer les concurrents et leurs différentes options. Ca part un peu dans tous les sens, et je décide de m'en tenir à ma tactique qui consiste à rester dans l'ouest de la flotte, passer la zone de pétole au plus court et au plus vite, et filer vers Port Bourgenay avec un angle au vent plus ouvert que les voisins, qui nous permettra une allure plus rapide, même si nous nous rallongeons un peu. Dans l'après-midi, nous doublons Cultisol à vive allure (2ème à Santander), et ce n'est pas pour nous déplaire, même si la route est encore longue.

Avec la nuit arrive la pétole (pas de vent), et nous essayons d'avancer au mieux, les feux des concurrents se balançant sur la mer calme à un rythme nonchalant. Nous "grattons" toujours vers le nord, pour sortir au plus vite de ce piège, et vérifions au petit matin, avec la vacation de 8 heures, que notre nuit sans relâche a payé. Un seul bateau de notre catégorie nous précède, mais il était derrière à Santander. Reste à vérifier que notre position dans le golfe nous permet une deuxième journée efficace. Nous ne lâchons rien, et quand le vent monte, nous filons 10 noeuds sous gennaker, avec en plus le plaisir de longs surfs dans une mer qui se forme. Bonne option ! L'arrivée à 2h30 du matin à Port Bourgenay achève ces longues heures de plaisir, et la nouvelle de notre victoire d'étape, et également de la victoire au général n'est pas pour nous déplaire. Nous fêtons ça dignement avec les autres bateaux (proto) arrivés, avant de nous effondrer dans le bateau humide, le ciré mouillé encore sur le dos, et quelques heures de sommeil bien méritées.

C'est donc mon premier podium en mini, de bon augure avant la transat qui arrive à grand pas, même si le fait d'être en double change forcément les données de navigation. Mais le bateau va vite, mes options tactiques semblent fonctionner, et les manoeuvres et réglages sont de plus en plus performants. Si l'on ajoute à cela les heures de plaisir pur à la barre, je pense être quasiment prête à partir pour la grande traversée, autant techniquement que mentalement. Que demander de plus ?